5 Portes ouvertes sur leurs vies

Porte 1

Regard sur les maux de l’humanité : argent, guerres, maladie…

Toute sa vie, Vincent de Paul s’est déplacé pour rencontrer les pauvres, les petits : dans les paroisses, les galères, les rues de la cité…Il a été touché par la misère des galériens, des paysans dans les campagnes ravagées par la guerre, par les malades privés de soin, les enfants abandonnés, condamnés à mourir, par le dénuement complet des pauvres dans les villes mais surtout dans les campagnes. Il en a mesuré l’immense détresse spirituelle et l’absence de pratique religieuse. Il a pu constater les ravages sur le petit peuple. Louise aussi a sillonné les paroisses du royaume, en recensant les besoins, en constatant les misères et en oeuvrant à la fondation et à la formation des Filles de la Charité avec Monsieur Vincent.


L’argent« La racine de tous les maux c’est l’amour de l’argent. La cupidité, l’avarice, l’amour des richesses c’est la source de tous les maux. Il n’y a crime si énorme, si étrange, si horrible dont un homme attaché à ses intérêts ne puisse aisément se rendre coupable (XI 241)
Et nous aujourd’huiQue représente l’argent pour moi ? Quelle en est mon utilisation ? Quelle est ma conception du nécessaire et du superflu ? Quelle est la part de mon budget consacrée au partage ?
Que puis-je faire parce que je suis chrétien ?


La maladie« Ceux qui ont souffert la perte des biens, de la santé et de l’honneur sont bien plus propres pour consoler les personnes qui sont dans ces peines et ces douleurs, que d’autres qui ne savent pas ce que c’est ». (XI 23) « On ne remarque jamais mieux quel est l’homme que dans l’infirmerie ». (XI 72) « Il est vrai que la maladie nous fait voir ce que nous sommes beaucoup mieux que la santé, et que c’est dans les souffrances que l’impatience et la mélancolie attaquent les plus résolus ». (II 571)


Et nous aujourd’huiQuelle est mon expérience personnelle de la maladie, de la souffrance ? Comment l’ai-je vécue ? Que m’a-t-elle révélé de moi, du sens de la vie ? Autour de moi comment est ce que je regarde les personnes malades ? À travers leur maladie ou dans la totalité de ce qu’ils sont ? les malades ont beaucoup de chose à me donner, suis-je disponible pour accueillir ce qu’ils vivent, leur courage, leur révolte, leur dignité ?
 Que puis-je faire parce que je suis chrétien ?


La guerre« Je renouvelle les recommandations que j’ai faites et qu’on ne saurait assez faire de prier pour la paix, afin qu’il plaise à Dieu réunir les cœurs des princes chrétiens. Guerre partout, misère partout ». (XI 200) « En France, la maison royale divisée par des dissensions, les peuples partagés en factions, les villes et les provinces affligées par les guerres civiles, les villages, les bourgades, les cités renversées, ruinées, brûlées, les laboureurs mis dans l’impossibilité de récolter ce qu’ils ont semé ». (IV 458)


Et nous aujourd’hui 

Quelles sont mes réactions : indifférence, saturation devant ces images de violence et de misère, émotion, révolte ? Je me sens certainement impuissant devant la guerre, mais quelle est mon action pour lutter contre les causes ? Que puis-je faire parce que je suis chrétien ?

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